Biographe, un métier de l'ombre… pour vous mettre en lumière !
On ne transcrit pas une vie, on la raconte. Là où la transcription s'arrête aux mots, le biographe, lui, cherche l'âme. Un métier de l'ombre, où chaque ligne est un pont jeté entre la mémoire et l'éternité.
Virginie Hérault, le 10/01/2026
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« Au fond, c'est simple : vous écoutez, vous questionnez, et vous transcrivez ! »
Voilà comment une nouvelle connaissance résumait récemment mon métier de biographe. Il est aisé de croire qu'être biographe consiste à noter des paroles, simplement. En réalité, c'est comme passer d'une partition chantonnée à un véritable orchestre : il faut trouver le bon rythme, harmoniser le ton et faire en sorte que chaque mot sonne juste.
1. Ce n'est pas de la transcription, c'est de la traduction
Transcrire, un logiciel peut le faire. Mais la parole humaine est pleine de répétitions, d'hésitations, de phrases inachevées, et de silences. Le biographe ne peut donc se contenter de transcrire.
Mon défi de biographe : je transforme un langage oral, parfois décousu, en un récit écrit fluide, tout en gardant la voix, l'âme et le ton de la personne. C'est un exercice de style permanent pour ne pas trahir la voix du narrateur.
2. L'architecture du récit
Écouter est une chose, mais construire un livre en est une autre !
Mon défi de biographe : les gens ne racontent jamais leur vie de façon linéaire. Ils font des sauts dans le temps, oublient des dates, reviennent en arrière. Je recherche alors la meilleure structure, je crée des chapitres, je gère le rythme et m'assure que le lecteur ne se perde pas dans le texte. Je fais aussi des choix, toujours validés par le narrateur : une vie est riche et le risque est de vouloir tout dire !
3. La charge émotionnelle
Le biographe ne fait pas que « poser des questions ».
Mon défi de biographe : j’ai appris à me taire quand il est nécessaire, à relancer l’échange après les silences, à poser les bonnes questions pour faire avancer le récit, à accueillir des confidences - traumatismes, secrets de famille - et à respecter la pudeur de la personne. J’aide le narrateur à accoucher de sa propre histoire sans le juger.
4. Le travail de l'ombre
Pour une heure d'entretien enregistré, il faut en moyenne six heures de travail d'écriture, de correction et de mise en pages. Parfois, s’ajoute un temps de recherche historique - pour vérifier un contexte, un nom de lieu, une date.
Si la biographie n'était qu'une simple transcription…
Si la biographie n'était qu'une simple transcription, un dictaphone suffirait ! Mais pour transformer un souvenir en héritage, il faut une plume, de l'empathie et beaucoup de patience. C'est là que réside toute la magie - et le travail- de ce métier !
Finalement, le biographe est en quelque sorte un compositeur : je reçois une mélodie de souvenirs, parfois décousue, et mon rôle est d'en écrire la partition. Je cherche le rythme, j'accorde les émotions et je crée une harmonie pour que l'histoire de chacun devienne une symphonie lisible. Bien loin d'une simple transcription, c'est un acte de création.
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